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Dimanche 13 mai 2007
Je sais, je suis censée garder une certaine continuité dans ce blog - comme par exemple vous raconter ce que je pense des PQR (mon avis change de jour en jour), ou pourquoi j'ai passé toute la semaine dans un état de stress prononcé (le problème de mon permis de séjour n'étant toujours pas résolu, je n'ai pas vraiment de nouvelles à donner), mais aujourd'hui je vais de nouveau changer de sujet. Ce soir, fête des mères 'oblige', j'ai emmené ma maman au cinéma. J'ai bien pris soin d'éliminer de ma liste tout film qui comportait des morts, des explosions, des gens tristes, des injustices sociales, de la violence ou du suspense - me retrouvant à la fin en train de choisir entre Le petit monde de Charlotte et Ensemble c'est tout (oui, parce que Les vacances de Mister Bean, on l'a déjà vu pour Pâques). Le choix final n'était donc pas très difficile et, pour un film que je ne serais jamais allée voir par moi-même, j'ai passé un excellent moment.

En l'honneur de ce film, voici en exclusivité pour vous mon top 5 des films avec la scène romantique la plus réussie & la plus palpitante (par 'scène romantique' j'entends bien sûr une scène où il se passe un peu plus qu'un baiser chaste avec un léger effleurement des lèvres) :

1) Gegen die Wand (un must, mon numéro un absolu dans cette catégorie)
2) Ensemble c'est tout (avec une fixation naissante sur les aisselles de Guillaume Canet. oui, moi aussi ça me surprend)
3) Before Sunset (si un jour quelqu'un me regarde avec les mêmes yeux qu'Ethan Hawke regarde Julie Delpy dans le parc, je sais que je ne résisterai pas)
4) Rouge baiser (je l'ai vu à quinze ans, mais même aujourd'hui je frissonne un peu quand j'y repense)
5) Prime (oh la scène de l'évier... et puis la scène du parc... si vous aimez vos comédies romantiques douces-amères, je vous conseille de regarder celle-ci)


Gegen die Wand (Head-on)

Je vous les recommande tous sans réserve.

Par contre là il faut que j'aille chercher des photos dénudées de GC sur google...

Bonne nuit les jeunes !
par yoshimi publié dans : Scène d'exposition
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Samedi 5 mai 2007
Deux jours pour espérer un miracle.

Deux jours pour croire que le bon sens et une petite dose de bonne volonté triompheront de la bureaucratie.

Deux jours pour imaginer ce que sera ma vie dans les mois à venir si mon optimisme était infondé.

Deux jours pour manger du n'importe quoi en écoutant Bonnie Taylor.

Deux jours pour sangloter silencieusement par terre dans le noir, parce que l'optimisme, j'en suis arrivée au bout cet après-midi aux environs de quatre heures.

En attendant lundi matin et d'avoir quelque chose de concret à vous raconter, considérez-moi comme un Teletubbie. Toute proposition de gros câlin sera prise en considération.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Mercredi 2 mai 2007

Je ne suis pas française. Je n'ai le droit de vote nulle part dans ce grand monde. C'est donc en spectateur privilégié, pour qui la soirée était sans enjeu, que j'ai allumé ma télé ce soir pour regrarder le débat Royal- Sarkozy (c'est ma deuxième émission du mois après Ma Life, appréciez mon évolution télévisuelle rapide...).

Réactions à chaud : Ségolène a dit des choses intéressantes, notamment à propos des injustices envers les femmes et les ressources accordées à la recherche, deux sujets qui me tiennent à coeur. Dommage qu'elle en ait parlé complétement hors propos, au lieu de lui faire gagner des points bonus, ça donnait plutôt l'impression qu'elle évitait d'affronter les questions qu'on lui posait. Tout le contraire de Sarkozy qui, à chaque question, fonçait directement dans le mur, a démontré plusieurs fois un manque de compétence sur des sujets abordés, mais donnait au moins l'impression de vouloir être honnête. En mentant parfois, d'accord, mais, mais bizarrement, ses mensonges flagrants m'ont plus convaincus que le silence tétu de Ségolène. Elle a passé une grande partie de son temps à essayer de discréditer Sarkozy sur des détails; malheureusement, ça donnait l'impression qu'elle luttait contre lui et que dès qu'il disparaîtrait de la scène elle ne saurait pas quoi dire toute seule en face de ses électeurs. L'effet était rendu encore pire par la capacité extraordinaire de Sarkozy à répliquer par des petites phrases percutantes en moins de 20 sec, pouvant ainsi utiliser son temps à parler chiffres et promesses concrètes. Je ne tiens pas à discuter si les promesses sont raisonnables ou consistantes avec son histoire politique, seulement de son pouvoir de séduction... Avec Ségolène, j'avais l'impression qu'on se retrouvait de nouveau en classe d'anlgais où on nous obligeait à faire des discussions sur divers sujets sociaux. Ca ne volait jamais très haut, ça n'a jamais été très concret, je m'ennuyais toujours profondément (tout en apprenant des mots super cool comme "preposterous" ou "quaint" ou "prickly") et j'étais assez étonnée d'avoir des flash-backs en écoutant Madame Royal. "Quand on ne sait pas quoi promettre, on promet une discussion." Je cite Sarkozy, mais ça résume malheureusement assez bien mon impression de son adversaire. Je rêve d'une gauche sérieuse. Je rêve d'un candidat qui est capable de proposer un plan social sensé et réaliste sans adresser des phrases comme "mais les pauvres travailleurs sont fatigués après 35 heures, il ne faut pas les fatiguer plus" (je ne paraphrase même pas tant que ça) à ses électeurs. J'en veux à Ségolène de n'approcher même pas l'idéal de candidat(e) socialiste que je m'imagine et, effet secondaire un peu pervers, ça me fait pencher vers la droite. Il faut d'ailleurs souligner un autre coup assez habile de Sarkozy : contrairement à Ségolène, les phrases simplistes, il les adressait directement à son adversaire, donnant (subtilement, c'est discutable) l'impression qu'elle était un peu lente d'esprit... Je suis soulagée qu'on ne me l'infligera jamais comme premier ministre, mais oh combien j'admire le politicien à l'état pur, à l'ancienne comme on l'imagine ! Ségolène a marqué des points à la fin, notamment avec son indignation sur la question des handicapés et en commençant à mieux s'affirmer (au bout d'une heure, bon sang!) mais globalement j'ai l'impression que Sarkozy a bien tenu son terrain si ce n'est qu'il en a gagné. Dommage pour ces élections où la loi du moindre mal prévaut dans les décisions des électeurs, mais ces deux heures ont été fort divertissantes. Mes condoléances, chers confrères français, je ne vous envie vraiment pas...

Et vous, qu'est-ce que vous en avez pensé du débat de ce soir ?

Dernière remarque futile : les rides d'expression qui disparaissent grâce au Botox, c'est extrêmement détrimental à la crédibilité du visage. Dommage, dommage, dommage... 

Remarque futile post-dernière remarque futile : lire un prompteur, c'est aussi un art difficile à maîtriser... Dommage, dommage, dommage...

par yoshimi publié dans : Actu d'un jour
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Dimanche 29 avril 2007
Ma mère est partie cet après-midi pour cinq jours en station thermale. N'étant pas une grande voyageuse, elle m'a emprunté un sac de voyage hier, puis à deux heures de son départ, elle m'a appelé en paniquant pour me dire qu'elle n'arrive pas à mettre toutes ses affaires dedans. S'agissant de mon sac spécial 'voyages de 7 à 10 jours', j'étais un peu suprise. Je ne suis pas quelqu'un qui aime voyager léger - j'abhorre le concept des produits beauté miniatures, je délocalise régulièrement toute ma salle de bain avant de partir en voyage et personne n'arrivera à me convaincre qu'une paire de chaussures à talon est suffisante si le lieu de destination comporte moins de 3000 habitants et pratiquement pas de routes pavées. Je suis même celle qui l'été passé, après des semaines d'hésitations entre mon fer à repasser et mon sèche-cheveux, a fini par embarquer les deux en vacances... Tout cela pour vous dire que le sac en question est plutôt grand. Je suis donc allée voir ce que ma mère a bien voulu mettre dedans. Dans le sac j'ai trouvé

- un peignoir qui occupait la moitié du sac (Moi: "tu veux que je te prête mon peignoir d'été?" Elle: "non merci, je le trouve pas très beau et en plus il est trop osé pour moi...")
- quatre serviettes de bain (Moi: "mais vous allez dans un hôtel, non? Autant prendre des draps aussi..." Elle: "merci, tu me rappelles que j'ai oublié de prendre mon oreiller!")
- deux kilos de pommes, un pot de confiture et du pain sous vide (Elle: "j'ai peur qu'on ait faim à l'hôtel" Moi: "tu ne crois pas qu'il y aura un magasin au village?" Elle: "tu penses?")
- deux litres de jus de fruit (Elle: "mais même si j'en achète au magasin, ça ne sera pas aussi bon" Moi: "mais c'est la même chaîne de supermarchés!")
- deux fois trop de tous les vêtements qu'on peut imaginer nécessaires

Après de longues négociations, j'ai réussi à la convaincre de laisser les pommes, le jus de fruit et une partie des serviettes à la maison. Le reste des affaires est parti en voyage avec elle.

Je ne me demanderai plus jamais pourquoi je suis toujours celle qui traîne la valise la plus lourde en voyage. Ah la génétique...

EDIT (sans commentaire) : elle m'a appelée ce soir pour me dire qu'elle a oublié sa brosse à dent à la maison. Et qu'elle meurt de faim et qu'elle aimerait bien manger une pomme...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Jeudi 26 avril 2007
J'ai un peu honte : après des semaines d'absence blogosphérique, je reviens avec un article inspiré par une émission MTV.Dans 'Ma Life' dont le titre me fait vaguement sentir que je ne fais pas partie du public cible, ils ont parlé de Friends With Benefits.  Depuis je me pose des questions à propos de ce concept si alléchant...

Qui ne s'est jamais demandé qu'est-ce que ça donnerait d'avoir un(e) partenaire sexuel(le) sans devoir trimbaler le poids d'une relation en même temps ? Une sorte d'objet sexuel qui accepte ce rôle et aux yeux de qui on tient le même? Un sparring partner en attendant l'arrivée de temps meilleurs ou juste une façon de se détendre après une longue journée difficile? En cherchant des arguments pour vous convaincre que je n'ai pas utilisé le terme 'alléchant' en vain, j'ai failli me convaincre moi-même que c'est une bonne idée. Pourtant si l'un d'entre vous venait vers moi en me disant qu'il a décidé de se lancer dans une telle histoire, j'aurais une liste toute prête de contre-arguments à lui présenter...

Je suis donc curieuse de votre avis (et aussi de voir combien de lecteurs fidèles il me reste) : pensez-vous qu'une telle histoire puisse marcher ? Si oui, sous quelles conditions ? Pendant combien de temps ? Sans que l'un des deux finisse avec le coeur brisé ? Vous avez déjà tenté l'expérience vous-mêmes ? Comment vous l'avez vécue ? Je pense avoir une partie des réponses, mais je sens que si je les développais maintenant, ça entraverait à votre créativité... A vos plumes donc, s'il vous plaît !

Moi je retourne regarder MTV. L'halluc' totale quoi...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Lundi 9 avril 2007
Chaque matin en sortant de chez moi, je me retrouve en face de cette affiche épouvantable :


Contrairement à ce que certains pourraient penser, je n'ai pas de problèmes avec les sous-vêtements à carreaux ni avec les scènes de libertinage. Je salue même l'éducation subtile du public masculin concernant le moment opportun (et oh combien nécessaire) d'enlever ses chaussettes pendant les ébats amoureux. Toutefois personne n'arrivera à me faire taire à propos du choix de cartes qui servent de couverture au couple transi 2D. Qui a bien pu avoir l'idée d'utiliser pour une campagne publicitaire en Romandie des cartes suisses allemandes ? C'est faire preuve d'une ignorance incroyable concernant la mentalité suisse que de croire que parce que à 100 km d'ici on joue à un certain jeu avec de telles cartes, ici-même ces cartes ne seront pas perçues comme symboles de l'oppression de la majorité germanophone face aux petits cousins romands*. Nous avons nos propres cartes, enfin ! Elles ne sont peut-être pas aussi fleuries que celles-ci, mais elles ont au moins l'intérêt de ne pas se ressembler toutes et nous, on y tient ! Je croyais que l'idée derrière les études de marché était justement de découvrir, faute de mieux, ce qui ne va pas mettre en rage le consommateur potentiel, me voilà donc une fois de plus en train de douter des vertus du marketing...

Mis à part cela, je me demande bien ce que leur site web peut bien cacher. J'ai essayé d'y accéder, mais il y a un enregistrement en cinq étapes qui commence par le sermon suivant :

Je confirme avoir 18 ans révolus, être fumeur(se) et que les informations fournies sont correctes. J'autorise British American Tobacco Switzerland SA (ci-après BAT) à collecter et utiliser mes données pour d'éventuels envois d'informations et de paquets gratuits de cigarettes. BAT s'engage à traiter mes données de manière confidentielle. Cette autorisation peut être retirée en tout temps.


J'ai essayé de déjouer le système en mentant sur mon état de non-fumeuse (suis-je passible d'une amende pour ça ?) et sur mon enthousiasme peu présent concernant les échantillons gratuits de cigarettes (d'une peine de prison ?), j'ai essayé de faire croire que je m'appelle Joseph Blatter, que j'habite à une adresse inventée de toutes pièces, que mes cigarettes préférées sont les gauloises bleues, mais j'ai abandonné au moment où ils ont exigé mon numéro de carte d'identité (respectivement numéro d'AVS si la première n'est pas sous la main), et on n'était encore qu'à l'étape trois... Ca me frustre toutefois beaucoup de ne pas pouvoir leur écrire une lettre de (non-)consommatrice indignée ! D'ailleurs quelle compagnie digne de ce nom cache-t-elle son adresse du regard du public ?

C'est vraiment dommage qu'ils ne vendent rien d'autre que des cigarettes, je n'ai pas envie de commencer à fumer juste pour pouvoir les boycotter efficacement...




*Pour nuancer, je tiens à préciser que la frontière des cartes ne concorde pas entièrement avec la ligne du Röstigraben et je salue les Alémaniques qui souffent autant de cette oppression que nous...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Dimanche 8 avril 2007


Conversation imaginaire parmi les deux personnages principaux de Moonlight Mile :

JG : Salut, moi c'est Jake Gyllenhaal. Tu m'as vu dans Brokeback Mountain j'imagine, tu sais donc déjà que je suis une affaire.

EP : Enchantée, moi c'est Ellen Pompeo, la chirurgienne prête à tout de Grey's Anatomy. Mais je suis aussi sexy en uniforme de facteur.

JG : Miam ! C'est un coup de chance que ton chat ait attaqué mon chien l'autre jour, quelle rencontre originale !

EP : Oh ouiiiiiiii, comme c'était romantique !

JG : Dommage que ma fiancée venait de mourir, sinon je me serais jeté sur toi sur le champ.

EP : Oh ouiiiiiiii, comme ça aurait été romantique !

JG : Mais bon, comment aurais-je pu résister plus que deux jours à une fille qui me dit "il faut que j'aille faire pipi" au moment de m'embrasser ?

EP : Oh ouiiiiiii, je sais ce que veulent les hommes, moi !

JG : Je me demande comment notre histoire se termine.

EP : Je sais pas, mais ça doit être tellement romantique...

JG : Je me demande si quelqu'un a regardé le film jusqu'au bout.

EP : Je sais pas, mais t'inquiète pas mon chou, tu es le deuxième meilleur coup que j'ai jamais rencontré dans un placard à balais. Oh Derek...

JG : Non moi c'est Jake. Je crois que je vais plutôt  louer In The Bedroom ce soir.
par yoshimi publié dans : Scène d'exposition
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Lundi 2 avril 2007
De peur que vous me croyez vieille et aigrie, et aussi parce que je commence à m'en lasser un peu, je ne vais pas placer cet article sous le slogan "Mais où va la jeuness d'aujourd'hui?". Non, je vais plutôt blâmer le printemps, le soleil et les hormones en folie pour expliquer comment je me suis retrouvé à écouter une conversation à caractère plutôt privé en rentrant de la montagne ce weekend. Pas mes hormones en folie, je tiens tout de même à préciser - mais de ce groupe de jeunes que je n'ai pas réussi à screener dans le train malgré l'iPod à plein volume que j'infligeais à mon système auditif... Voici quelques extraits de ce que j'ai eu l'honneur d'apprendre :

Mesdames, faites attention si vous décidez un jour d'enduire votre partenaire amoureux/sexuel préféré de chocolat. Outre de trouver l'idée surprenant, Monsieur risque d'avoir peur du couteau utilisé pour découper dudit ingrédient.

Messieurs, un petit mot d'avertissement pour vous également : ce n'est pas parce que vous enduisez une jeune demoiselle de crème fouettée à une fête d'anniversaire qu'elle se souviendra de votre prénom trois mois plus tard.

Il y a tout de même une lueur d'espoir pour vous : dans certains cercles, c'est tout à fait 'in' pour la St Valentin d'attacher un petit ruban rouge à sa Chose (j'aurais écrit pénis, mais je suis au-delà des guerres de référencement dans google), de se déshabiller devant la fille et de lui dire 'Voici ton cadeau'!

Enfin, la jeune fille à qui vous êtes en train de tenir la main ne s'offusque pas toujours si vous lui dites 'De toute façon, ça fait longtemps que j'ai arrêté de sortir avec des filles dont je suis amoureux'.

Quel beau début de printemps, n'est-ce pas?
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Samedi 31 mars 2007
Il faut se méfier de moi les jours où la seule activité qui me permet de contrôler mon humeur du moment est de fixer avec intensité la barre de défilement dans eMule.

Mes scoops sur la vie sexuelle des jeunes montagnards, ça sera pour un autre jour.

Que quelqu'un m'offre un punching-ball, s'il vous plaît.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Lundi 26 mars 2007
Il y a une année, pratiquement jour pour jour, on m'a volé mon porte-monnaie. Preuve tangible que compter le temps par unités de 365 jours a un sens, la même mésaventure m'est arrivée encore une fois vendredi passé. Et pourtant, ce n'est pas comme si je n'avais pas appris la leçon. Je n'ai plus mis les pieds dans des boîtes de nuit louches les lundi soirs avec le porte-monnaie bourré de cartes cette année, parce que c'est mal et c'est dangereux, surtout si on est en compagnie... absorbante. Désormais je ne laisserai plus mon sac à plus de 10 mètres de moi même en étant dans la même pièce non plus, c'est promis.

Malheureusement vendredi cette bonne résolution n'a pas encore été prise et je me suis brutalement fait avoir. Côté négatif des choses : dix-huit cartes d'importance plus ou moins grande (allant de ma carte de crédit jusqu'aux cartes de vidéothèque et de point fidélité de la pharmacie du coin) et une somme d'argent qui m'aurait permis d'acheter un billet d'avion pour une destination intra-européenne modeste mais intéressante ont été perdues. Le côté positif : après le premier quart d'heure de panique passé, j'ai réussi à reprendre les choses en main avec un calme qui me surprend encore. Appels aux banques, quittances retrouvées pour la demande de copies, avertissement des instances concernées, je les ai fait en un temps record. Le sentiment d'insécurité absolue que je ressentais la première fois que je me suis retrouvée sans mes documents officiels et sans argent pour une semaine, il n'est pas venu. J'ai 150 frs en poche, je n'ai pas de carte d'assurance ni de transports publics et je suis tout de même calme. J'arrive même à positiver et à considérer l'incident comme un nouveau départ.

C'est tout de même fou, le système immunitaire dont on est doté : un malheur ne nous atteint profondément qu'une fois, ensuite l'esprit possède déjà les anticorps (oui, je sais que le mot est mal choisi) nécessaires pour permettre une récupération rapide. Malgré tous les désagréments causés par cette histoire, c'est aussi la première fois que je me dis que l'âge adulte, ça devrait tout de même être gérable. Du moins jusqu'à un certain point. Du moins au deuxième essai. Du moins avec un coup de pouce extérieur, soit.

Mais ne me volez pas mon porte-monnaie le 20 mars prochain, s'il vous plaît.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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