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Dimanche 4 février 2007

12

Ok. Je ne suis pas très forte pour mes bonnes résolutions. Ce weekend était prévu pour travailler dur. Puis j'ai chopé un énorme coup de blues vendredi soir. Puis je me suis pris un rateau tellement bête que j'en aurais ri si j'avais pas déjà été déprimée à la base. Puis je me suis réveillée ce matin en pleurs à la suite d'un rêve très bizarre et c'était parti pour le pire weekend du monde. Sauf que...

Sauf que chaque problème a une solution. Dans ce cas précis, la solution consistait en une grillade hivernale en compagnie d'un tueur à gages hongrois et d'un agent grec de la mafia russe. Bon en réalité ils ont des métiers beaucoup moins glamour que ça, mais on a quand même passé un excellent moment à griller nos poulets, à se faire prendre en photo par les promeneurs incrédules du bord du lac, à chercher de l'abri des rafales qui se sont abattues sur la plage en plein milieu du repas, à manger du poulet couvert de sable et à sauver nos affaires des braises qui se sont éparpillées partout grâce au vent. Mémorable, vraiment. J'ai même arrêté de culpabiliser pour un moment, ce qui est déjà bien en soi. Et la journée ne faisait que commencer...

Nous avons ensuite fait par hasard la connaissance d'une championne du monde d'athlétisme chez Starbucks. Quelqu'un de vraiment incroyable, personne n'aurait deviné qui se cache derrière ce petit bout de femme tirée à quatre épingles. Personne sauf mon tueur à gages... Puis ce soir il m'a présenté à mon âme soeur. Qu'il s'agisse d'une femme, c'est vraiment un petit détail technique. C'était un coup de foudre amical, une bouffée d'air frais dans mon quotidien morne et triste.


Morale pour tout ceux qui se sentent au fond d'un trou : parfois moins de 12 heures suffisent pour que ça change de bout en bout...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Vendredi 2 février 2007
Aujourd'hui j'ai



(sans ordre particulier)



touché le lac

oublié le pain

bu trop de cafés

inventé le sandwich sans pain

sauvé mes doigts

compté les jours restants

plusieurs fois

fait le chien battu

participé à aucun bal.



Mais presque.




J'assume, coûte que coûte.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Jeudi 1 février 2007
J'ai tendance à me répéter dans la première ligne de l'article, mais aujourd'hui (et depuis quelques jours en continu) je bosse et j'ai tous les symptômes irréfutables du travailleur perdu dans son monde...

- L'oubli. J'ai promis à ma mère ce matin que je passerai chez eux pour aller sortir un gateau du four à midi pile, après qu'elle soit partie travailler. J'ai même mis un réveil pour 11h50 pour être sûr de ne pas oublier. Sauf que j'ai en fait oublié de le mettre... Résultat : à 13h50, le 'ding' d'un sms me fait sauter d'un énorme bond de ma chaise et je cours comme une forcenée pour sauver l'appartement de mes parents des flammes et de la fumée. Heureusement ma mère me connaît assez bien et elle a éteint le four avant de partir, ce qui fait que le gateau est monstrueusement sec mais de loin il a l'air tout à fait mangeable. J'hésite à avouer mon crime. Ce serait vraiment dommage, surtout si personne ne remarquait rien...

- L'extase. J'ai trouvé un site web qui générait automatiquement les diagrammes de Dynkin  directement en EPS. Ca m'a rendu extatique pour les deux heures suivantes. Moi qui à la base en a vraiment marre de tout ce qui touche à Dynkin, j'étais prête à lui envoyer une déclaration d'amour. Car oui, le site était l'idée du grand homme lui-même.

- La détérioration graduelle des goûts culinaires, musicaux et récréationnels. Tout ce qui sort d'un bocal est mangeable tant qu'il n'a pas besoin d'être réchauffé. Les gateaux secs ont l'air tout à fait apétissants. Ni Justin Timberlake ni les Sugababes ne sont assez mauvais pour me faire changer de fenêtre et skipper de chanson. Les paroles de 'Let's pretend we're bunny rabbits' ne m'incitent pas à chanter. Faire les courses, le ménage, la vaisselle ou la conversation avec F. sont des activivités désormais classées récréationnelles.

SAUVEZ-MOI DE LÀ!!!
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Mardi 23 janvier 2007
Cette semaine a été une semaine de grandes interrogations pour moi. Parmi les questions existentielles que je me suis posée, il y avait les suivantes : qui aimerais-je voir comme prochain président des Etats-Unis ? Ai-je le droit d'arrêter de détester Paul Hunter posthumement ? Comment décomposer un O(2,F)-module de dimension 27 en somme directe d'espaces de poids ? Comme vous pouvez voir, il s'agit effectivement de questions profondes, mais j'ai peur que les réponses vous ennuient à mourir - je vais donc plutôt parler d'un sujet qui m'a tout autant préoccupé ces derniers temps et où vous pourriez m'aider à trouver une réponse...

La fidélité. Jusqu'à un certain point dans ma vie, tout était clair là-dessus : quand on aime, on est fidèle. Puis, petit à petit, ma certitude s'est effacée. Je me suis retrouvée dans des situations où la réponse était loin d'être aussi évidente, j'ai entendu des récits qui n'ont fait que confirmer le fait : être adulte, c'est plus compliqué que ce qu'on croit.

Pour aborder cette problématique, une question s'impose : à quoi est-on fidèle, à une personne ou à une idée ? Autrement dit, la monogamie commence au moment où on est amoureux ou seulement quand on a passé un contrat de réciprocité exclusive avec l'être aimé ?  S'il s'agit d'une idée : combien de faces l'amour peut-il avoir ? Peut-on vivre plusieurs histoires en parallèle, toutes significatives à différents niveaux, sans qu'elles remettent en question l'authenticité des autres d'entre elles ? A-t-on le droit de se sentir offensé si quelqu'un qui se dit amoureux de nous a eu d'autres conquêtes en attendant sa chance ? Et si c'est une personne : quand la fidélité s'arrête-t-elle ? Tromper sans que personne ne le sache, est-ce vraiment tromper ? Pourquoi la fidélité est-elle si importante ? Une infidélité condamne-t-elle à tout jamais une relation ? Qu'est-ce qui la distingue de toutes les autres crises qu'un couple est censé surmonter ? Y a-t-il des critères qui la justifient ?

Je crois que la liste de questions est suffisamment biaisée pour laisser transparaître mes sentiments à cet égard, c'est donc à vous de vous exprimer maintenant... Choisissez votre approche favorite et lancez-vous - vous pouvez parler de votre propre vécu ou des histoires du copain d'un copain d'un copain ou vous pouvez encore adopter un point de vue néomarxiste, l'important, c'est que vous vous fassiez entendre ! Si vous êtes suffisamment nombreux à vous manifester, vous allez peut-être même me convaincre de raconter d'où diable me viennent toutes ces pensées...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Lundi 15 janvier 2007
Parfois, il y a des chansons qui font à la fois réfléchir, pleurer et sourire... Ladies and gentlemen, je vous présente Ben Kweller :

i wanna kill this man
but he turned around and ran
i'll kill him with karate that i learned in japan
he wouldn't see my face
i wouldn't leave a trace
i wouldn't use a bullet, cause a bullet's a disgrace

aw mom, i never thought that i was a murdering man
but tonight i'm on my way
tonight i'm on my way

there's this drawer that i know
in a house up the road
that's full of things that are easily sold
when they go out of town
i could go and snoop around
and make myself rich off the things that i found

aw mom, i never thought that i was a stealing man
but tonight i'm on my way
tonight i'm on my way

i was sitting on the bleacher
staring at the speaker
reading his lips but i could not understand
so i opened up my ears
and clearly i could hear
this detailed story all about a grain of sand

aw mom, i always dreamt of being a good listener
so tonight i'm on my way
tonight i'm on my way

there's this kid you gotta meet
he lives across the street
he's got spirit and heart
we're ten years apart
he is up for anything
he can hang with anyone
he still likes the things we used to think were fun

aw mom, i never thought that i could have a friend
but tonight i'm on my way
tonight i'm on my way
oh tonight i'm on my way

i'm in love with someone
who's as pretty as a flower
her life gives me power, so i'm buying her a ring
she makes hats with her hands
she is such an artist
i'm her biggest fan, and i'm teaching her to sing

aw mom, i never thought that i could love no one
but tonight i'm on my way
tonight i'm on my way
oh tonight i'm on my way



oh tonight this song is exactly what i needed...
par yoshimi publié dans : Le last du last (fm)
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Mercredi 3 janvier 2007
Commençons par le commencement.

1er janvier 2007. Un coup de blues digne d'un début de millénaire et un échange anodin de voeux de nouvel an avec une connaissance (hmmm) de longue date (hmmm) se transforme en un rendez-vous le soir même. Ce dernier, à son tour, se transforme en rendez-vous galant. Hmmm.

2 janvier 2007. C'était exactement ce dont j'avais besoin : il me plaît, mais il ne m'intéresse pas assez pour que je consacre mon temps et mon énergie à élaborer des plans de séduction et/ou à me prendre la tête si ça ne donne rien. Nonobstant il existe une petite partie de moi qui n'arrive pas à s'empêcher d'espérer que monsieur tombera follement amoureux de moi et qu'à ce moment-là je pourrai confortablement décider ce que je veux.

3 janvier 2007. Une de ces scènes qui ne donnent bien qu'en film. Je tente de franchir à grands pas la porte d'entrée de la bibliothèque et je lui rentre littéralement dedans. Les premières pensées qui me traversent la tête à ce moment précis : "j'ai les cheveux attachés n'importe comment avec une ficelle. Mon pantalon a déjà vu des jours meilleurs. Est-ce qu'on sent encore les poireaux que j'ai mangés à midi ? Pourquoi je n'ai pas mis de chaussures à talon ? Ce serait le moment de trouver un sujet de conversation, allez!" Finalement, on parle de bibliothèques et de bouquins. Ca se passe bien. J'en oublie presque les poireaux et mes chaussures. Puis, comme une idiote certifiée, je mentionne allégremement le fameux (hmmm) best-seller (hmmm) Pourquoi l'amour est un plaisir. Envie subite de me frapper la tête contre la porte coulissante. Dans la même phrase, j'aurais très bien pu parler de BDs d'Astérix, de L'histoire des glissements de terrain ou de n'importe quel titre inventé de toutes pièces qui ne comportait ni le mot 'amour' ni le mot 'plaisir', mais non, il a fallu que je fasse la totale. Réponse de monsieur : "bon, désolé, mais il faut vraiment que j'y aille".

Autant pour la non-prise de tête et l'amoureux transi.

Pauvre de moi.


PS. Un point brownie pour celui qui trouve à quoi le titre fait référence, deux pour celui qui y arrive sans google...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Lundi 1 janvier 2007
Croyez-moi, vous ne voulez pas entendre ce que je pense vraiment de 2007.


Bonne année à vous tous !
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Samedi 23 décembre 2006
Contrairement à certaines autres fêtes comme la Saint Valentin (qu'avec un peu de pessimisme on peut considérer comme l'équivalent en amour de cette fête imaginaire où les riches célèbrent leur richesse en excluant les pauvres) ou comme Pâques (parce que, pour une raison inconnue, quand je réfléchis au concept de lapin de Pâques, il me fait un peu peur), on ne peut pas boycotter Noël. Oui, c'est commercial, oui, c'est la ruée sur les cadeaux sans imagination, mais en même temps (imaginez ici une suite de phrases philosophiques qu'après réflexion j'ai décidé de ne pas vous infliger) Noël, c'est Noël. C'est magique, et celui qui me dira le contraire n'a jamais eu cinq ans et n'est jamais rentré à la maison le coeur battant juste après le passage du Père Noël.

Bonnes fêtes à tous !

par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Mardi 19 décembre 2006
L'autre soir nous nous sommes adonnés aux joies d'un de nos fameux débats sociologico-dépressifs avec Stranger. Il avait lu quelque part que le nombre moyen de partenaires amoureux qu'on "consomme" avant de trouver le bon varie selon les époques, qu'aujourd'hui ce nombre est en constante augmentation et qu'il va plafonner dans quelques années à 12,7. Je ne me suis pas laissée impressionner par l'apparente scientificité de cette donnée et j'ai surenchéri en disant que d'après mes sources (un poster à caractère éducatif), aujourd'hui on estime ce nombre à dix. Après avoir clarifié certains malentendus (entre autres que l'auteur dudit poster n'était pas le numéro dix sur ma liste), nous nous sommes penchés sur une question essentielle : la définition même du partenaire amoureux. Stranger, en éternel pragmatique, proposait la consommation de la relation et au moins un mois passé ensemble. Bien évidemment je n'étais pas d'accord et mes arguments ne se limitaient pas au fait qu'avec ces critères, j'ai un score minable. Une rupture au bout d'un mois se sent déjà venir après une semaine, le test est donc biaisé en faveur de ceux qui restent même si tous les signes leur indiquent de fuir. Il ne prend pas non plus en compte les rencontres compliquées qui ne remplissent pas ces critères tout en nous marquant pour la vie. Je me suis battue bec et ongles pour mes histoires tordues, pour mes différences d'âge non ignorables, pour mes distances infranchissables, pour mes copines inquittables. Stranger a cédé. Nous avons fait nos listes. Chronolgiquement, avec minutie et nostalgie. Nous nous sommes rassurés que le pire était déjà passé. Nous avions le regard tourné vers l'avenir.

C'est à ce moment-là que Hemingway, mon numéro deux, est réapparu dans ma vie.
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End credits. C'est là qu'on sent toute l'influence de Lost...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Lundi 18 décembre 2006
Les jours de la domination anglo-saxonne sont comptés. Après les résultats pas fameux-fameux des petits britanniques aux tests de vocabulaire, c'est au tour des petits américains de se ridiculiser dans le grand sondage annuel de National Geographic. Entre autres, ils sont 74% à penser que l'anglais est la langue la plus parlée au monde et 10% à croire que les Alpes sont en Amérique du Nord. Alpes, Appalaches, on s'en fiche, hein... Heureusement qu'ils ont arrêté de leur demander de situer les Etats-Unis sur une carte, il y a quatre ans ils étaient encore 11% à ne pas y arriver !

Si vous pensez que quelques instants à vous baigner dans la lumière de votre propre supériorité intellectuelle vous feraient du bien, allez faire le quiz ici.

Et puis si pour vous le plaisir est une question d'endurance : allez lire le beau rapport final de 89 pages. Extrêmement jouissif, je vous l'assure.
par yoshimi publié dans : Actu d'un jour
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