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Vendredi 29 février 2008
Ces derniers jours, je m'interroge. Je m'interroge assez pour me connecter à mon blog au bout d'un mois (l'épisode où l'Homme a déclaré en mon nom au monde entier que j'étais un animal paresseux ne comptant pas vraiment) et vous parler de mes préoccupations. Ou, plus exactement, de mini-bananes.

En ce moment chez nous, il y a une campagne publicitaire énorme pour le lancement des mini-bananes. On peut même y gagner des voyages vers des pays où l'on fait pousser (respectivement où l'on fabrique dans des usines, c'est pas tout clair) des mini-bananes et il y a des filles sur l'affiche qui ont l'air très contentes. Tout y est pour faire entrer les mini-bananes dans le coeur des consommateurs. Cependant, au lieu de me réjouir d'avoir un nouveau fruit à ajouter à ma liste de fruits et légumes (que j'ai imprimée pour les mois de bonnes résolutions où je décide d'arrêter de me nourrir avec des glaces), j'ai l'impression qu'on veut nous refiler un nouveau gadget qui est censé être cool mais dont personne n'a vraiment besoin (même s'il y a peut-être des gens qu'on peut plus facilement impressionner avec des fruits VRAIMENT petits qu'avec des écrans tactiles et un menu qui fait 'whooooosh' quand il défile). Je vous demande donc, à quoi ça peut bien servir ? Mes quelques suggestions:

- pour les gens qui ont un tout petit appétit et qui n'ont pas compris le principe de la demie-banane
- pour les gens qui aiment manger leurs fruits par deux et trouvent la banane usuelle trop grande pour ça
- pour les enfants qui ne sont pas encore assez grands pour pouvoir manier une vraie banane
- pour les gens qui trouvent que petit, c'est mignon
- pour tous ceux qui sont las de devoir comparer les pénis de taille modeste (ou mini-zizis, si on veut rester dans le même état d'esprit) uniquement aux stabilo-boss


Vous en pensez quoi ? Les mini-bananes survivront-elles à l'attaque des iPods de la dernière génération et deviendront-elles les objets incontournables de l'année? Ou seront-elles, au bout de leurs 15 minutes de gloire, renvoyées au coin des fruits oubliés, juste à côté des griottes et des cournouilles?
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Mardi 12 février 2008
Its been 3 days since I left the apartment. I am a lazy ass. Signed A....
par yoshimi publié dans : Les plumes des autres
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Lundi 4 février 2008
Chez des bloggueurs un peu mieux organisés que moi, ça aurait donné naissance à plusieurs articles: un le jour où j'ai finalement eu mon visa pour l'Islande, un le jour où je voulais acheter mon billet d'avion et que j'ai réalisé que ma carte de crédit ne marchait pas, un le jour où j'ai finalement pu l'acheter, un le jour où j'ai commencé à faire mes valises et ainsi de suite. Mais moi, j'ai égoïstement gardé tous ces grands moments de palpitation intense pour moi et je vous en parle seulement maintenant que je me retrouve dans  la capitale la plus nordique du monde, Reykjavik, à 66 degrés de latitude. Ca c'était pour votre culture générale...

Pour commencer, un peu de pub: Iceland Express est une compagnie aérienne low-cost comme je les aime: ils ont su se débarrasser de tout le pseudo-luxe qu'on offre sur les vols habituels (jeux vidéos stupides incorporés dans les écrans personnels; repas de "haute cuisine" (oui, j'ai voyagé récemment avec Air France); lingettes chauffées; classe d'affaires qui prend la moitié de l'avion pour dix personnes) tout en gardant l'essentiel : un espace suffisant pour les genoux (là, je pointe d'un doigt accusateur en direction d'Easyjet) et la gentillesse des hôtesses de l'air (là, le coupable est Air France, sans même qu'ils aient une excuse). Faut dire même que les hôtesses de l'air étaient de vraies bombes : c'était la première fois que je voyais autant d'Islandaises ensemble (Björk et ses musiciennes ne comptent pas) et je me suis quand même dit que je préférerais que l'Homme habite dans un pays où il y a moins de beautés blondes à croiser. Juste par précaution. Mais quand même...

Sinon, tout va pour le mieux : mon humeur s'améliore à chaque fois que je vais vers le Nord, et cette fois-ci n'est pas une exception. Je me délecte de la vue sur les maisons colorées de Reykjavik et sur l'océan avec les montagnes enneigées de la baie, des balandes dans la neige, d'une certaine manière même du vent nordique qui me transperce quand je descends dans la rue. Hier soir j'ai vu ma première aurore boréale. Je peux vous dire que ça bat de loin tous les arc-en-ciel du monde (catégorie phénomènes natuels) et aussi tous les dîners au chandelles (catégorie activités romantiques après le coucher du soleil)...

La prochaine fois je vous relaterai en détail les discussions entre l'Homme et moi pour savoir qui s'est levé en premier le matin et vous me direz que c'est moi qui à raison.

Bonne nuit les jeunes!
par yoshimi publié dans : Sur la route
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Samedi 2 février 2008
Comme mon dernier article le suggéreait déjà, j'arrive en ce moment à de multiples fins d'ère dans ma vie. Je quitte mon université, je quitte mon appartement, je quitte la ville et du même coup, je laisse le français derrière moi. Ca fait maintenant huit ans et demi que je parle cette langue et petit à petit j'avais commencé à la considérer comme ma deuxième langue maternelle. Bien sûr, il y a des chances à ce que la même chose m'arrive avec le français qu'avec ma vraie langue maternelle: je suis rouillée, mais deux jours en immersion me suffisent pour que les gens ne remarquent pas que je viens d'ailleurs (sauf dans les moments où il faut prononcer des mots comme Sarkozy ou Rimbaud), mais il se peut aussi que j'acquière un nouvel accent germanique terriblement antisexy. Après tout l'Homme prétend que mon accent change après un jour passé avec mes amis germanophones. Un jour. Ca donnera quoi à la longue hein?? En fin de compte je ne crois pas que le français va disparaître de ma vie, mais je vais probablement avoir une nouvelle langue dans laquelle jurer et insulter les chauffeurs de bus, et ça, ça signifie bien la fin de quelque chose.

Pour boucler la boucle, ce soir j'ai retrouvé ma toute première rédaction écrite en français. C'était la rentrée, j'avais quinze ans, j'avais fait quatre semaines de cours de français pendant l'été et c'est tout ce que vous devez savoir pour comprendre l'histoire...

Un moment de mes vacances d'été

Cet été était très différent comme mes autres étés. Autre fois, j'ai pu dormir, me reposer... mais cet été était le temps de travail. J'ai commencé d'apprendre français. Au début, c'a semblé très difficile, mais puis il est devenu plus facile. J'ai trouvé beaucoup de nouveaux amis à l'institute de langues, et nous avons eu beaucoup d'évènements agréables ensemble.

La première semaine, nous avons décidé, nous allons jouer au ping-pong après un pique-nique à la plage. Le  pique-nique a réussi vraiment bien. Nous avons utilisé 4 langues: français, anglais, allemand et chinois - en même temps et quand même nous nous sommes compris!

Nous sommes partis rassassiément à la Ping-pong Club. Quand nous avons commencé de jouer, c'est éclaté; seulement je suis amateur. Les autres: Mahiar était un joueur professionnel en Iran [et il avait aussi un zoo, et puis 29 ans et une copine en Amérique mais j'étais folle de lui. Et un jour il m'avait offert un bonbon. Le plus beau jour de l'année 1999 pour moi. Bref.], Christian et Sylvie jouent souvent, Alice et Tony sont chinois - chez eux le ping-pong est un jeu national. J'ai toujours perdu, pourtant j'ai appris à jouer de manière chinoise... Enfin Pierre est arrivé - il est aussi amateur, c'est pourquoi nous avons pu commencer de jouer ensemble. Et j'ai gagné! Mais quand nous nous sommes justement piqués au jeu, malheureusement il a commencé de pleuvoir. Nous avons dû finir, mais nous étions ainsi aussi mouillés.

Bien que nous n'avons pas imaginé le fin de journée comme ça, il reste un très beau souvenir d'été pour tous.


Bonus: ma prof de français de l'époque avait compté 37 fautes dans le texte. Combien arriveriez-vous à en trouver ?
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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