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Samedi 31 mars 2007
Il faut se méfier de moi les jours où la seule activité qui me permet de contrôler mon humeur du moment est de fixer avec intensité la barre de défilement dans eMule.

Mes scoops sur la vie sexuelle des jeunes montagnards, ça sera pour un autre jour.

Que quelqu'un m'offre un punching-ball, s'il vous plaît.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Lundi 26 mars 2007
Il y a une année, pratiquement jour pour jour, on m'a volé mon porte-monnaie. Preuve tangible que compter le temps par unités de 365 jours a un sens, la même mésaventure m'est arrivée encore une fois vendredi passé. Et pourtant, ce n'est pas comme si je n'avais pas appris la leçon. Je n'ai plus mis les pieds dans des boîtes de nuit louches les lundi soirs avec le porte-monnaie bourré de cartes cette année, parce que c'est mal et c'est dangereux, surtout si on est en compagnie... absorbante. Désormais je ne laisserai plus mon sac à plus de 10 mètres de moi même en étant dans la même pièce non plus, c'est promis.

Malheureusement vendredi cette bonne résolution n'a pas encore été prise et je me suis brutalement fait avoir. Côté négatif des choses : dix-huit cartes d'importance plus ou moins grande (allant de ma carte de crédit jusqu'aux cartes de vidéothèque et de point fidélité de la pharmacie du coin) et une somme d'argent qui m'aurait permis d'acheter un billet d'avion pour une destination intra-européenne modeste mais intéressante ont été perdues. Le côté positif : après le premier quart d'heure de panique passé, j'ai réussi à reprendre les choses en main avec un calme qui me surprend encore. Appels aux banques, quittances retrouvées pour la demande de copies, avertissement des instances concernées, je les ai fait en un temps record. Le sentiment d'insécurité absolue que je ressentais la première fois que je me suis retrouvée sans mes documents officiels et sans argent pour une semaine, il n'est pas venu. J'ai 150 frs en poche, je n'ai pas de carte d'assurance ni de transports publics et je suis tout de même calme. J'arrive même à positiver et à considérer l'incident comme un nouveau départ.

C'est tout de même fou, le système immunitaire dont on est doté : un malheur ne nous atteint profondément qu'une fois, ensuite l'esprit possède déjà les anticorps (oui, je sais que le mot est mal choisi) nécessaires pour permettre une récupération rapide. Malgré tous les désagréments causés par cette histoire, c'est aussi la première fois que je me dis que l'âge adulte, ça devrait tout de même être gérable. Du moins jusqu'à un certain point. Du moins au deuxième essai. Du moins avec un coup de pouce extérieur, soit.

Mais ne me volez pas mon porte-monnaie le 20 mars prochain, s'il vous plaît.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Vendredi 23 mars 2007
Avant qu'on ne soit de nouveau ensevelis sous la neige, il y a eu quelques jours ce mois-ci où le soleil est apparu, où les oiseaux gazouillaient, où les coeurs battaient plus fort, bref où c'était le printemps. Réflexe naturel, je me suis mise à faire le ménage et à faire le tri parmi mes affaires.

J'ai entre autres fait une énorme descente dans ma collection de cds et je vous offre la possibilité, chers lecteurs, à en tirer profit. Je lance donc une petite annonce : qui a envie de récupérer une quarantaine de cds qui retracent les titubations de mes goûts musicaux en passant par le heavy metal, le country, la musique celte ou encore le folk-rock hongrois ? Il y a également quelques perles que j'écoute encore aujourd'hui, mais que j'avais copié quelque part et que je n'ai pas de scrupules à éliminer après avoir ajouté à ma collection sur iTunes. Le deal est donc le suivant : je cherche quelqu'un qui est prêt à récupérer TOUS les cds à une distance raisonnable de chez moi (si vous ne savez pas où c'est et/ou si vous êtes intéressés, écrivez-moi à ce propos à kaviarissime à gmail point com). Vous n'avez aucunement l'obligation de tous les garder ensuite (pourquoi ne pas prendre ceux que vous aimez, rajouter vos vieux cds mal-aimés au tas et léguer le tout à quelqu'un d'autre?) ou de me complimenter sur mes goûts musicaux. Et vous aurez accompli une de vos bonnes actions du mois...

A vos claviers donc, je veux croûler sous les demandes!

Bonne nuit, accessoirement.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Samedi 17 mars 2007
Les aventures hilarantes du Batracien sur meetic m'ont rappelé que dans ma jeunesse (où je croyais encore qu'un e-mail était révélateur de la personnalité et qu'on pouvait arracher une grande histoire d'amour par ci ou par là au destin si on le voulait suffisamment fort) j'ai également passé un certain temps sur des sites de rencontre. Globalement j'en garde un souvenir plutôt désagréable, je n'ai jamais rencontré personne que même momentanément j'aurais pu qualifier de 'prince charmant' ou 'homme de ma vie' ou même 'gars trop trop beau' (l'équivalent du 'coup du siècle' quand on a dix-sept ans). Après un dîner particulièrement désastreux avec un homme de dix ans mon aîné qui voulait m'impressionner avec les sièges chauffants de sa voiture, j'ai effacé mon compte, décidée de n'y retourner jamais.

Aujourd'hui cependant en faisant le ménage sur mon ordinateur je suis tombée sur un mail que j'avais reçu à l'époque. Je n'ai toujours pas réussi à décider si l'expéditeur était sérieux ou pas, mais en tout cas il m'a beaucoup fait rire. Jugez-en par vous-mêmes...

 Madame très vénérée,

En vous priant d’avance de bien vouloir m’excuser pour ce message, dont je ne sais pas si vous le trouvez absolument moral, je voulais vous demander si vous pouvez vous imaginer de vous divertir aux dépens d’un partenaire très soumis. Même si ceci est une nouvelle expérience pour vous, j’espère qu’une femme intelligente et sure d’elle comme vous peut trouver très amusant de jouer avec un homme objet qui suivra à la lettre tous vos ordres. Si vous vous sentez importunée de quelconque manière par ce message, je vous prie à genoux de bien vouloir m’excuser de vous avoir dérangé. Je vous prie de croire que je n’ai aucune mauvaise arrière pensée et vous propose seulement de bien vous amuser.

Je sais que c’est mon rôle de petit polisson obéissant de servir comme domestique, soubrette et boniche de ménage chez une maîtresse vénérée. Il n’y à rien de plus plaisant que de ramper devant vous, à quatre pattes et complètement à poil, pour exécuter le travail de ménage sous vos ordres sévères. Il est absolument clair qu’une femme n’a pas à salir ses nobles mains avec de telles tâches. Je comprends aussi que la plus petite désobéissance doit être sévèrement punie pour assurer une bonne éducation de votre boniche.

Je vous prie encore de croire que mon attitude est en rien perverse ou vicieuse. Bien au contraire, je suis persuadé que c’est la chose la plus naturelle au monde et la moindre des politesses pour un minable être masculin de savoir servir les femmes. J’adore le travail de boniche pour le seul plaisir de pouvoir vous servir. Jamais je n’oserais vous importuner avec quelconques fantasmes masculins ou de vous demander de participer à des jeu-jeux de soumission dont vous ne voulez guère.

J’espère que vous trouvez plaisant qu’il existe encore des hommes qui savent comment se comporter devant une femme. Si j’ai l’immense chance d’avoir réveillé votre intérêt, j’attends vos ordres avec et ose espérer pouvoir vous servir, à genoux et totalement à poil, pour un premier passage en revue d’esclave et une mise à l’épreuve au travail de soubrette et boniche ménagère.

C’est à genoux que je vous prie de bien vouloir m’excuser si je vous ai importuné par cette demande où inutilement usurpé de votre temps très précieux. Je vous prie de bien vouloir accepter mes plus humbles salutations soumises,

Votre soubrette et boniche de ménage
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Mardi 13 mars 2007
Ce soir en rentrant j'ai trouvé un pantalon d'homme devant ma porte par terre.

Aurais-je un admirateur secret particulièrement pervers ??


Quelques jours plus tard...

L'histoire se termine malheureusement sur un anticlimax, c'est mon voisin de couloir qui avait perdu le précieux objet en allant faire sa lessive. Dire que ma première idée était un homme infiltré dans mon appartement, suffisamment bien élevé pour signaler sa présence et à court de pancartes "room service", pour finir j'étais un peu déçue. Ce n'est pas qu'il agisse d'un de mes fantasmes, mais je n'ai juste pas assez d'admirateurs, secrets ou pas, pour pouvoir faire la difficile...
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Vendredi 9 mars 2007
Cheval en plastique dans une main, chien en peluche dans l'autre, un garçon de deux ans s'est mis à m'infliger des coups dans le bus pour tenter de libérer le siège qu'il convoitait et que j'avais le malheur d'occuper. La mère, témoin inévitable de la scène, n'a pas hésité à intervenir. Elle a donc dit à son fils : 'Doucement...'

Même si c'est probablement la réponse que je donnerais si l'on me demandait quelle est ma façon préférée d'être frappée, je n'ai pas été moins choquée pour autant. A cet âge-là, j'osais à peine lever les yeux sur un inconnu, moi... Et ma maman, toujours juste, n'aurait pas hésité à m'infliger une bonne correction si j'avais eu l'idée d'utiliser ma poupée préférée en guise d'arme. Mais où va le monde, franchement ??
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Jeudi 8 mars 2007
Cela fait maintenant quelques semaines que j'écoute le dernier album des Decemberists en boucle. Comme on pouvait s'y attendre de la part des plus grads conteurs d'histoires de la décennie, les récits extravagants s'y retrouvent en grand nombre : une chanson à propos du cercle botanique de Léningrad dont les membres protégeaient leurs jardins pendant qu'ils mouraient de faim au début de la guerre côtoie une berceuse trompeuse à propos des bouchers de Shankill, et les marins fétiches des Decemberists ne sont jamais loin... Pourtant, ce qui donne une telle force de cohésion à l'album, c'est la chanson appellée "The Crane Wife" (la femme-grue) qui se déroule petit à  petit, en trois parties magnifiquement orchestrées et particulièrement touchantes. L'inspiration de cette chanson a été un conte japonais appelé "La grue reconnaissante".

Une consoeur bloggueuse l'a traduit en français il y a quelques temps : en espérant son autorisation ultérieure, je le mets ici pour que vous aussi vous puissiez profiter de cette histoire si belle.
La grue reconnaissante

(traduction libre par steffikuma)

Il était une fois un jouvenceau, un jeune homme qui vivait seul. C’était hiver, et beaucoup de neige tombait du ciel. Un jour alors que le jouvenceau était en train de rentrer en pleine tempête de neige, il entendit tout à coup une étrange voix gémissante. Se demandant d’où ce bruit pourrait provenir, le jouvenceau se mit à la recherche et alla vers un champ proche. Là, il trouva une grue gémissante et geignante dont l’aile était transpercée par une flèche. Le jouvenceau voulait aider la pauvre grue et enleva la flèche de l’aile. La grue désormais, étant libéré, s’éleva haut dans l’air et s’en alla.
Le jouvenceau rentra alors à la maison. Comme il était un pauvre homme vivant seul, sa vie solitaire lui était douloureuse. Personne ne venait le voir. Mais ce soir-là, le jouvenceau entendit tout à coup frapper à la porte. Il se demanda qui cela pouvait bien être si tard et en pleine tempête de neige. Quand il ouvrit la porte, il fut bien étonné. Devant la porte se tenait une jeune belle fille qui s’était perdue et qui le pria de bien vouloir la laisser entrer pour passer une nuit dans la maison. Le jouvenceau concéda à sa demande. La nuit suivante, il y avait de nouveau la même fille devant sa porte.
Elle voulait une fois de plus passer la nuit chez lui. Elle revint également les nuits suivantes.
Finalement, le jouvenceau demanda à la fille si elle aimait être sa femme, et elle accepta. Bien que tous les deux vivent dans la pauvreté, ils formaient un couple heureux. Même les gens vivant dans l’environ se réjouissaient de voir les heureux. Mais comme l’hiver était très long, l’argent et de la nourriture furent bientôt épuisés, et ils devinrent encore plus pauvres que jamais. C’est ainsi que la jeune femme décida de commencer à tisser et demanda son mari d’installer un métier à tisser dans sa chambre.
Avant de commencer à travailler, la femme faisait promettre son mari de jamais entrer dans la chambre de la jeune femme et de la regarder quand elle tisse. Son mari le promit, et la femme ferma sa porte et commença à tisser. Pendant trois jours et trois nuits, elle tissa sans arrêt. Le soir de la troisième journée, son travail fut achevé. La femme sortit fatiguée de sa chambre avec les tissus et les montra à son mari. Ceux ci étaient les plus beaux tissus qu’il avait vus de sa vie. L’homme se mit tout de suite en marche vers la ville où il les vendit, et comme c’était un travail brillant, il put les vendre au meilleur prix.
Avec l’argent, le couple put vivre pendant un certain temps, mais comme l’hiver continuait, l’argent et de la nourriture furent bientôt épuisé à nouveau. Ainsi, la femme décida une deuxième fois de tisser. De nouveau, elle demanda son mari de pas la déranger au travail. Le mari attendit à nouveau pendant trois jours et trois nuits, mais cette fois, le travail n’était pas encore achevé après ce temps. Au soir du quatrième jour seulement, la femme sortit complètement épuisée de la chambre avec les tissus. Le travail était encore plus beau que le premier et ainsi, l’homme pouvait vendre les tissus à un prix encore meilleur.
Grâce à sa femme, le couple fut très heureux et ne connaissait plus de soucis d’argent, mais bientôt, le mari voulait avoir encore plus d’argent. Aussi, les gens dans l’environ commencèrent à se renseigner auprès de sa femme et de ses arts de tisserande. Ils trouvaient bizarre que la femme sache tisser des tellement beaux tissus bien qu’elle n’achète jamais de fil. Tout le monde croyait que cela devait être un miracle. Le jeune mari devint très intéressé à l’argent, mais en même temps, il voulait aussi découvrir le secret de l’arts du tissage de sa femme et ainsi la pria de tisser de nouveau. La femme fatiguée pensa désormais qu’autant d’argent n’était pas nécessaire, mais elle exécuta le désir de son mari et se mit au travail une troisième fois.
De nouveau, la femme pria son mari de ne la pas déranger au travail et puis commença de tisser encore une fois. Mais le mari voulait absolument découvrir le secret de sa femme. Il ne pouvait plus se contenir, ouvrit la porte de la chambre de sa femme un tout petit peu et regarda dedans. Quel fut son étonnement quand il vit au lieu de sa femme une grande grue assise dans la chambre ! Celle-ci s’arrachait les ailes en tissant. Le mari étouffa un cri de surprise. Il comprenait finalement pourquoi les tissus que sa femme faisait, essaient si brillants. Quand la grue apprit la présence de l’homme, elle se transforma tout de suite dans la forme de la femme.
Puis la femme expliqua toute l’histoire à son mari. En fait, elle était la grue que l’homme avait sauvée voilà quelques temps. En gratitude, elle s’était transformée en une belle fille et tissait pour le pauvre jouvenceau jusqu'à la fatigue complète de son corps. Celui-ci désormais avait rompu sa promesse et découvert le secret. Ainsi, ils n’avaient plus le droit de vivre ensemble. L’homme regretta beaucoup d’avoir été tant après l’argent et d’avoir rompu sa promesse. Mais il n’avait pas de choix et dut se séparer de la belle fille. La femme se transforma de nouveau en grue, s’éleva dans l’air et s’en alla.
 
par yoshimi publié dans : Les plumes des autres
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Mardi 6 mars 2007
Ce matin en partant de chez moi je me suis fait deux réflexions fondamentales :

1) Il fait tellement beau dehors qu'il ne va sûrement pas pleuvoir de la journée, je n'ai pas besoin de parapluie.

2) Il fait tellement beau dehors qu'il ne va sûrement pas pleuvoir de la journée, je peux mettre mes jolies chaussures qui ont malheureusement développé des trous suspects aux semelles pendant l'hiver.

Puis départ. Résultat des courses douze heures plus tard : averse soudaine pendant que je m'achemine vers le métro pour rentrer enfin chez moi. Averse toujours présente au moment où je sors du métro. Chaussettes trempées. Dix minutes de marche sous la pluie avec une moule à gâteaux sur la tête (avec un mini-tupperware à l'intérieur pour mieux caler). Rires déplacés d'une bande de joyeux ivrognes arrivés à la conclusion que la moule à gâteaux est un signe indiscutable de mon envie d'être draguée. Grand moment d'auto-apitoiement solennel.

En y réfléchissant, j'aurais dû prévoir le coup : la journée de ramassage des déchets encombrants est demain et il pleut presque sûrement à chaque fois qu'une proportion non nulle de la population décide de se débarrasser de ses vieux canapés.

Parfois je rêve vraiment d'habiter dans un pays qui ne vit pas sous la dictature météorologique des services de déchetterie.
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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Vendredi 2 mars 2007
Il n'y a pas de justice dans la nature. Parce que s'il y en avait, quelle serait ma récompense pour mes efforts louables d'améliorer la résistance de la race humaine à la pluie, à l'obscurité et à l'alcool en sortant un mercredi jusqu'à trois heures du matin ? En tout cas pas un bûcheron envoyé devant ma maison quatre heures plus tard avec une tronçonneuse et deux arbres centenaires à abattre.

L'évolution : 1 - Moi : 0
par yoshimi publié dans : La guerre contre les robots
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