ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||


Il y a une semaine je suis allée voir Le diable s'habille en Prada dans la meilleure des prédispositions possibles pour en ressortir de bonne humeur et pleine d'amour pour le film et pour l'humanité en général. J'aime les comédies romantiques. J'avais aimé la bande-annonce. Je trouve Anne Hathaway jolie et Simon Baker sexy à en mourir. J'aime Meryl Streep et après avoir passé des journées entières sur GoFugYourself, j'avais très envie de voir un défilé de mode déguisé en film. Tout y était pour que j'en tombe amoureuse. Et pourtant...
C'est horrible, même maintenant je suis mal à l'aise d'en écrire une critique négative. Je n'ai encore rencontré personne qui n'ait pas trouvé le film génial et je crains que si vous l'avez vu, vous l'avez aimé vous aussi. Je me fais l'impression de quelqu'un qui prend position juste par esprit de contradiction, même si paradoxalement j'ai aussi la conscience tranquille. Ce film est mauvais, mauvais, mauvais. J'ai même des arguments...
Le début du film n'est pas mal. Il y a un bon dynamisme, Meryl Streep est délicieuse et Anne Hathaway est mignonne en journaliste débutante à lunettes. La bande originale, à défaut d'être vraiment originale, est plutôt agréable à entendre. Puis on arrive à la fin de ce qu'on avait déjà vu dans la bande-annonce et les choses se dégénèrent rapidement. Ce n'est pas parce que c'est une adaptation de livre qu'il fallait garder les dialogues tels quels ! D'habitude j'aime les films où l'on parle beaucoup, alors quand je me mets à prier pour que les acteurs la ferment un peu, c'est que c'est vraiment pas bon. La mise en scène est chaotique : les images ne forment jamais un tout, elles sont remplies de milliers de détails insignifiants, sans aucun souci de composition, on se fatigue rien qu'à essayer de tout englober du regard. De plus, le caméra bouge sans arrêt ! Je sais qu'il n'y a pas si longtemps j'ai fait ma diatribe contre les films en plans fixes, mais il y a façon de filmer dynamique et façon de filmer maladroite, et Le diable... tombe clairement dans cette deuxième catégorie. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que tout film doit être un chef-d'oeuvre cinématographique et un modèle d'innovation. Mais si on décide de ne pas investir dans la mise en scène, alors on devrait renoncer à des effets de style agaçants comme faire un aller-retour continu du caméra pendant une conversation. Ca se remarque et c'est pénible... j'ai essayé de décompresser pendant ce film, de ne pas le prendre au sérieux, mais rien qu'essayer de suivre l'histoire visuelle m'a épuisée !
Pour finir, un petit cri de coeur de femme : quand je vais au cinéma pour voir une comédie romantique, je veux qu'on me fasse rêver ; que je puisse me mettre dans la peau de l'héroïne ; qu'on me donne un homme sur lequel je peux fantasmer, au moins pour deux heures. Ici, rien. Je comprends bien que le copain d'Anne Hathaway était censé être le typique garçon d'à côté, mais fallait-il vraiment choisir un type qui a l'air d'avoir dix-huit ans avec une voix efféminée, qui est aussi un acteur médiocre ? Et si, pour des restrictions budgétaires ou goûts personnels de la directrice de casting, la réponse est oui, n'aurait-on pas pu en trouver un qui ait tant que soit peu de feeling avec Anne H. ? Deuxièmement, pourquoi, mais pourquoi amochir Simon Baker ? Il était supposé être la fabuleuse aventure d'un soir de notre chère protagoniste, le séducteur irrésistible, au lieu de quoi on se retrouve avec un blond bizarre aux cheveux dégueu qui fait au mieux figure d'Erreur de Bourrée. Pourquoi a-t-on jugé bon de nous infliger ça ?
J'ai définitivement atteint la limite de longueur d'article que plus personne ne lit. Si vous avez tout de même tenu jusqu'ici, faites-moi savoir ce que vous avez pensé de ce film. Ou de cet article. Ou profitez de l'espace commentaires pour faire part de votre énerverment à l'encontre de quelqu'un ou de quelque chose ou d'une vague notion indéfinissable qui n'a rien à voir. Ca défoule bien.
J'aime l'Irlande et tout ce qui s'y attache. Au fil des années, j'ai acheté des calendriers muraux irlandais, des livres de voyage, les oeuvres complètes de Yeats et de U2, j'ai regardé Michael Collins et The Devil's Own, ainsi que The Lord of the Dance à multiples reprises. Je suis fan de Jim Sheridan et un jour je me suis même fabriqué un déguisement IRA pour aller à un bal masqué (il s'agissait d'un masque vert-blanc-orange avec 'IRA' écrit dessus en grandes lettres noires. J'étais jeune.). Tout cela pour dire que je ne pouvais juste pas passer à côté du nouveau film de Ken Loach, palmedorisé à Cannes, qui s'intitule Le vent se lève.
Je l'ai vu lundi soir (cf. Night Swimming) et les trois jours qui se sont écoulés depuis n'étaient pas suffisants pour m'en faire un avis définitif. Il y a plein de choses que j'aime : le militantisme caractéristique de Ken Loach (les gens qui n'ont pas peur de s'engager pour une cause, je suis en principe pour), l'humour subtil qui me rappelle mon feu grand-père, la voix grave et sensuelle de Cillian Murphy (sisi, c'est très important), le caméra qui bouge (je suis lasse de tous ces films qui ne sont qu'une succession de plans fixes), les paysages magnifiques...
Mais il y a un grand mais. D'un point de vue dramaturgique, le film est construit bizarrement, voire mal : le début est bon, notre attention est portée sur toutes les choses positives que j'ai notées plus haut et après une heure le film atteint une sorte de point culminant émotionnel. J'avais des larmes aux yeux, c'est très beau. Je m'attendais à ce qu'on s'achemine gentiment vers la fin, en essayant de clore toutes les histoires sous-jacentes et puis sortir du cinéma sur cette belle note. Mais non. Et le problème est justement là : il s'avère qu'il ne s'agissait que de l'introduction et l'histoire ne fait en réalité que commencer. C'était déconcertant, j'ai passé l'heure suivante à essayer de récupérer du vide émotionnel (au sens positif) dans lequel la première partie du film m'a laissée et à la fin, quand le moment censé nous toucher le plus est arrivé (je ne veux pas trop vous révéler de l'histoire), il ne parvenait pas à égaler le précédent qui, lui, avait l'air nettement plus authentique.
Pour couronner le tout, après ces deux pics, le film se termine par une scène terriblement anticlimatique. On sort du cinéma en se demandant si c'est le budget qui s'était épuisé juste là ou bien l'imagination de Loach. C'est un peu dommage, car ces défauts éclipsent un peu toutes les qualités qui sont tout de même là en bon nombre.
Verdict : je ne sais pas. Redemandez dans une semaine. En attendant, essayez de faire mieux que ça :

Après deux semaines passées à parler de films, à regarder des films et à en inventer, j'ai plus que jamais envie de passer mon temps au cinéma. Résultats : deux films vus en moins de 24h et un porte-monnaie vide... Pour rentabiliser un peu mes dépenses irréfléchies, voici un petit résumé des deux films, en version face-à-face :
Paprika vs. Olive 1:0
Même si globalement ça reste une mauvaise idée d'inventer des noms de filles en travaillant dans le potager.
Mads Mikkelsen vs. Greg Kinnear 1:0
Il n'y a même pas photo. James Bond n'a qu'à bien se tenir, Le Chiffre fait très forte impression.
Ex-espoir du tennis danois obèse et alcoolique vs. Ex-spécialiste no. 1 mondial de Proust suicidaire 0:1
Orage au-dessus d'une église abandonnée pendant la nuit vs. Petite fille de 6 ans maquillée pour ressembler à sa grand-mère 0:1
La deuxième fait nettement plus peur.
Campagne danoise vs. Autoroutes californiennes 1:0
Minivan bleu vs. Minivan jaune 0:1
Je n'y peux rien, j'aime le jaune.
"How deep is your love" de Take That vs. "How it ends" de Devotchka 1:0
J'aime trop Devotchka pour comparer les deux avec sérieux et la voix de Gary Barlow me faisait rire, alors voilà...
Le livre de Job vs. Ainsi parlait Zarathoustra 0:1
La bande-annonce de Das Fräulein vs. La bande-annonce de The Inconvenient Truth 1:0
Total - 5:4
Mais à votre place j'irais voir les deux parce que
1) ils sont les deux excellents
2) vous pourriez alors m'aider à continuer la liste
3) dépenser de l'argent pour voir Banderas danser la salsa dans un ghetto est un crime
4) je n'ai pas d'autre idée mais une liste en trois points convainc moins que si j'en ajoute un quatrième et je suis décidée à vous faire voir du bon cinéma cette semaine.
I was really hoping that Snakes on a Plane would be a blockbuster, simply because I think there aren't enough action movies aimed at topologists. I was hoping it would be followed up by such sure-fire hits as Snakes on a Sphere, Snakes on a Torus, and the mind-bending thrills of Snakes on a Möbius Strip.
Then I saw the trailer.
Dammit.